Journey (PS3)

Roger Ebert, le célèbre critique de cinéma, peut bien dire que les jeux vidéo ne sont pas une forme d’art, des jeux tels que Journey, sont là pour lui prouver le contraire avec l’impact d’un dix roue dans une ruelle.

Au moment où le jeu démarre, avec son menu minimaliste et un environnement désertique en toile de fond, déjà, on y voit un côté visuel qui exploite extrêmement bien le concept « less is more ». On y incarne un personnage sans nom et sans visage, au beau milieu du désert avec comme seule identification un code visuel imprimé sur son écharpe. Du sable et des dunes à perte de vue, et seule une immense montagne se dresse au loin, avec son sommet tranché en deux, laissant passer la lumière, lui donnant un aspect mystique.

Journey, PS3

Ce qui est étonnant avec ce jeu, c’est qu’on se rend compte que la plupart de nos décisions sont prises avec nos émotions, et non notre logique. La montagne distante possède un attrait tel, que nous nous y dirigeons volontairement, quand bien même que l’environnement mériterait une exploration plus approfondie. Chaque grain de sable désertique et son reflet du soleil nous offre des panoramas uniques que vous n’aurez jamais vu auparavant dans un jeu vidéo.

L’aspect minimaliste du jeu se retrouve également dans la jouabilité et les contrôles. Vous utilisez une des deux manettes de direction analogiques pour vous déplacer, et l’autre contrôle la caméra. Un bouton active le saut et un autre sert pour la communication et l’activation de « reliques ». C’est tout. Une simplicité déconcertante, dans un monde où chaque bouton d’une manette semble avoir une fonction.

Des contrôles simples, qui mettent l’emphase non pas sur l’habileté du joueur, mais plutôt, son habileté à utiliser les capacités limitées du personnage à bon escient. Par exemple, la force du personnage réside dans son écharpe. C’est cette écharpe, arborée de symboles, qui permet au personne de sauter afin d’accéder à divers endroits. Cette écharpe agit un peu comme une barre d’énergie. Lorsque pleine, les symboles sur l’écharpe sont illuminés. En appuyant sur le bouton de saut, notre personnage s’élève dans les airs avec un saut, et cette barre d’énergie se vide. Lorsqu’elle est vide, vous ne pouvez plus sauter tant que vous n’avez pas trouvé une source d’énergie afin de remplir votre écharpe de cette énergie. Tout au long de l’aventure, vous pourrez trouver des symboles (la plupart du temps cachés) qui vous permettront d’allonger votre écharpe, et ainsi de pouvoir sauter de plus en plus haut, ou de plus en plus souvent. Votre écharpe peut se recharger à proximité de la plupart des créatures que vous rencontrerez qui vous transfèreront de leur énergie. De même, des semblants de « plantes » ressemblant à des algues ou des écharpes format géant vous permettront de rechercher votre écharpe. Également, la proximité avec un autre joueur donne le même résultat. Car Journey à l’instar de jeux comme « Demon’s Souls » et « Dark Souls » est un jeu qui est à la fois une expérience solo, tout en étant en même temps une expérience coopérative.

Voyez-vous, à tout moment, vous pouvez rencontrer lors de votre périple d’autres individus comme vous. Personne ne peut se parler. Les seules communications possibles, sont à l’aide du même bouton qui sert à activer les reliques, en lançant un son particulier. Et vous ne savez pas non plus à qui vous avez affaire, seul le code imprimé sur son écharpe vous permet de savoir si vous avez déjà rencontré cet individu auparavant. Cela peut paraître bien peu, mais la coopération entre deux joueurs peut facilement devenir un des meilleurs aspects de ce jeu. Difficile à croire, mais il faut vraiment l’expérimenter soi-même pour comprendre. Il se dégage un sentiment de communauté et d’entraide incroyable de ce jeu, ce qui est paradoxal, vu la communication très limitée entre joueurs. On a l’impression d’être dans la même situation que « l’autre », et d’entreprendre la même quête. On s’associe à lui, et on fini par se soucier de l’autre comme d’un ami. Ce qui est hallucinant, pour un jeu sans aucun dialogue.

Journey, PS3

Au long du voyage, vous découvrirez des villages désertiques abandonnés, des reliques qui vous raconterons une histoire, des créatures d’une beauté poétique, des sections où vous devrez dévaler des pentes d’une manière rappelant le surf, des décors de sables et de neige d’une beauté saisissante, en une musique enivrante qui donne au jeu une atmosphère pratiquement mystique.

Il est difficile de décrire dans cette critique le sentiment que jouer à ce jeu procure vraiment. Le plus proche qui me vient à l’esprit est le mot « zen ». Journey est le genre de jeu où, lorsque qu’arrivent la conclusion et le générique final, on en vient à réfléchir sur l’expérience que le jeu nous a apporté, ainsi que sur le sens de cette histoire et de cette expérience.

Je ne peux tarir d’éloges envers Journey. Ce jeu, n’en déplaise à Roger Ebert, est une preuve flagrante que les jeux vidéo sont une forme d’art à part entière. Journey est littéralement un chef d’oeuvre.

Vous n'avez pas le droit de poster un commentaire.

Boîte de discussion

Dernier message: 4 ans, 8 mois
  • Yves : Moi, j'ai juste hâte à sa sortie PC, c'est un des rares jeux que je vais acheter dès sa sortie! :)
  • Noize : Ayoye! 32 joueurs sur console dans un jeu comme ça... Ouch... Mais de toute façon, c'est rare de nos jours les jeux ou modes online qui fonctionnent parfaitement à leur lancement...
  • Harlock : Le 1er Octobre prochain gta 5 on line sera activé sur le jeu. Sa va chier jusqu a 32 joueurs
  • Harlock : Je confirme, voila un bon jeu qui n oblige pas le xbox live gold pour jouer en multi avec une au deux consoles en reseau
  • Noize : J'ai lu quelque part que la version console était même meilleure que la version PC. Et 4 sur la même console? C'est vraiment cool ça!
  • Harlock Ock : Nne raté pas Diablo3 sur vos console, un exellent jeu qui peus ce jouer a 4 sur une meme machine ou en reseau multiconsole
  • Noize : Le comble de l'ironie... lire un guide des meilleures Apps Android... sur un iPad! HAHAHAHAHA
  • Noize : J'ai l'air d'un fan fini de Mirror's Edge, mais sur PC, avec un programme de conversion en 3D, et une télé 3D de bonne taille, c'est juste MALADE comme jeu...
  • Noize : E3 2013: Mirror's Edge 2 s'en vient pour XB1, PS4 et PC! Woohoo! :) :) :)
  • Noize : Ouais. Semaine de relâche plutôt occuppée pour nous autres! ;)

Seuls les membres peuvent poster leurs commentaires

Membres présentement en ligne

Aucun
Aller au haut