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Castlevania: Lords of Shadow (Xbox 360, PS3)

Les amateurs de la série Castlevania vont finalement pouvoir pousser un soupir de soulagement collectif. Après environ 13 ans d’attente, la série a finalement été adaptée de façon convaincante dans un univers en 3D. Certes, ce n’est pas la première fois que la série fait une apparition dans un univers tridimensionnel (on peut facilement oublier les horribles versions de la Nintendo 64, et les suites extrêmement moyennes sur la PlayStation 2), mais Castlevania : Lords of Shadow est le premier jeu de la série à réussir ce pas vers la 3D de façon plus que spectaculaire. Pour la première fois depuis Symphony of the Night paru en 1997, on a affaire à un jeu que plusieurs définiront comme un nouveau « classique » de la série.

 

Par contre, mettons les choses au clair dès le début. Ceux et celles qui espéraient (encore) une autre suite inspirée de Symphony of the Night (SotN) seront probablement déçu. Oui, SotN était excellent, mais il faut sérieusement décrocher, les amis. De plus, Konami n’a pas cessé depuis de produire d’excellents jeux de la série Castlevania sur consoles portables justement inspirés de la jouabilité de SotN. Tous d’excellents jeux, mais il était plus que temps que quelqu’un insuffle un nouveau souffle de vie dans cette série et lui redonne ses lettres de noblesse.

C’est maintenant chose faite. Les studios Mercury Steam, avec la collaboration de Kojima Production (la compagnie derrière la série Metal Gear Solid), ont décidé de redémarrer la série à zéro et de la réinventer presque complètement.

Castlevania: Lords of Shadow

Bien sûr, plusieurs éléments classiques de la série sont toujours présents. Le personnage principal, Gabriel, porte toujours le nom de « Belmont ». L’arme principale reste encore ici le classique fouet, et on y retrouve aussi les dagues et les fioles d’eau bénite. Certains ennemis sont aussi inspirés des classiques de la série, comme les squelettes, loups-garous, vampires et armures géantes, mais les similitudes s’arrêtent à peu près là.

La première chose qui nous frappe lorsque l’on débute le jeu pour la première fois est l’ambiance qui s’en dégage. Rarement une ambiance de jeu n’a été aussi réussie selon moi. Et les graphismes, même s’ils sont souvent impressionnants, techniquement parlant, sont plutôt mémorables pour une toute autre raison : leur beauté. J’ai rarement vu un jeu où les graphismes sont aussi majestueux. À certains endroits, je me suis surpris à prendre des pauses seulement pour admirer les paysages. On peut presque affirmer que les environnements dans ce jeu partagent la vedette avec le héros, tellement la direction artistique est remarquable. Et on sent très bien l’influence d’Hideo Kojima dans le design et la personnalité du personnage principal. Il est difficile de dire si son influence s’est rendue également dans le scénario du jeu, mais il entre tout de même dans une veine similaire à Metal Gear Solid, avec ses questionnements philosophiques sur la vie, la mort et le pardon. Et tout comme les jeux d’Hideo Kojima, Castlevania : Lords of Shadow démontre que l’on peut réussir à faire un jeu d’action sans sacrifier l’intelligence du joueur.

Ce que ce redémarrage de la série apporte de neuf, c’est le mariage parfait de certains éléments de jeux de rôle et d’aventure à un jeu d’action qui ressemble plus à Castlevania III ou sa suite sur Super Nintendo : Super Castlevania IV. Gabriel, au fil de l’aventure, gagne des points d’expérience qui servent à acheter de nouveaux combos et mouvements pour ces combats ultérieurs. Et ne vous inquiétez pas, il y a assez de mouvements différents dans ce jeu qu’il satisfera amplement les maniaques de combats. De même, la magie joue un rôle important. Elle est disponible sous forme de magie « blanche » (en bleu) et de magie « noire » (en rouge). La magie blanche est principalement dédiée à la défense et à la guérison, tandis que la magie noire est dédiée purement à la force et à l’attaque. Et chaque type de magie, lorsque activée, fourni des possibilités de mouvements et d’attaques additionnelles au joueur, ce qui offre une variété assez hallucinante de mouvements.

Castlevania: Lords of Shadow

Et justement, ils sont comment, les combats? Laissez-moi vous dire qu’ils sont tout simplement époustouflants. Ils sont rapides, frénétiques, et remplis d’action… et sanglants à souhait. Ce n’est définitivement pas un jeu pour les jeunes enfants. Les combats, de façon générale font beaucoup penser à la série God of War de Sony. Ça peut donner une bonne idée à quoi s’attendre pour ceux et celles qui y ont déjà joué.

Par contre, certains combats contre certains « boss » changent relativement de registre et prennent une approche qui ressemble beaucoup à Shadow of the Colossus. Certains diront que c’est un peu trop « copié » sur le célèbre jeu, mais pour ma part, quand c’est exécuté d’aussi belle façon, on ne peut pas vraiment faire de reproche. C’est comme une différence entre un hommage à un grand peintre, et une vulgaire copie d’une de ses toiles. Ici, c’est définitivement un hommage.

Et parlant d’hommages, les fans de la série n’ont pas été oubliés. Plusieurs références à la série Castlevania et son historique apparaîtront ici et là. Par exemple, on y apprend comment le fouet a fini par devenir l’arme légendaire appelée « Vampire Killer ». Aussi, dans le grand château, si vous cassez les chandeliers, vous obtiendrez des items comme des dagues et des fioles d’eau bénite. Certains endroits sont des classiques de la série également, comme la « clock tower ». Bref, ce sont toutes des références très subtiles, mais elles sont là, ce qui démontre que Mercury Steam a quand même traité la série avec respect pour les fans. Ce qui est toujours une bonne chose. Et l’histoire qui continue après le générique de fin est un véritable délice qui offre un rebondissement complètement inattendu… je n’en dirai pas plus… Le seul mot que j’ai eu à l’esprit lorsque j’ai terminé le jeu fut « wow ».

Castlevania: Lords of Shadow

Mais comme aucun jeu n’est parfait, il y a quand même quelques petits défauts. Premièrement, les angles de caméra ne sont pas toujours optimaux. Rien de nouveau sous le soleil me direz-vous puisque plusieurs jeux ont des problèmes similaires. Aussi, quelques puzzles vous donneront de véritables maux de tête, surtout parce qu’on ne vous a pas mentionné qu’il est souvent important de penser différemment pour trouver la solution. Aussi, quelques bugs mineurs ici et là viendront probablement vous achaler à deux ou trois reprises dans le jeu, mais rien qui ne distrait vraiment au point de ruiner l’expérience, qui soit dit-en passant, est quand même excellente.

Ajoutez à tout ça la possibilité de refaire n’importe quel niveau déjà complété afin d’y trouver de nouveaux items à l’aide de vos nouveaux pouvoirs (et aussi de gagner plus d’expérience), les différents niveaux de difficulté, les défis proposés par le jeu pour chaque niveau (comme par exemple, faire un niveau spécifique au complet sans se servir de magie), la tonne d’images conceptuelles à déverrouiller, ainsi que deux ajouts au jeu sous forme de contenu téléchargeable (encore à venir au moment où cette critique a été composée) qui continueront l’histoire qui nous laisse sur notre faim (on en veut plus!), et vous avez ici un nouveau classique dans la série Castlevania. Probablement pas autant influent que l’a été SotN sur la PlayStation 1, mais un jeu qui laissera définitivement sa marque sur la série. Bref, on veut une suite. Et faites pas traîner ça pendant 10 ans. Ça serait dommage de gaspiller une aussi belle opportunité.

Un incontournable des jeux d’action moderne. Une réussite. Une résurrection réussie d’une série qui stagnait depuis un certain temps.

Merci Mercury Steam. Merci Hideo Kojima.

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Boîte de discussion

Dernier message: 4 ans, 10 mois
  • Yves : Moi, j'ai juste hâte à sa sortie PC, c'est un des rares jeux que je vais acheter dès sa sortie! :)
  • Noize : Ayoye! 32 joueurs sur console dans un jeu comme ça... Ouch... Mais de toute façon, c'est rare de nos jours les jeux ou modes online qui fonctionnent parfaitement à leur lancement...
  • Harlock : Le 1er Octobre prochain gta 5 on line sera activé sur le jeu. Sa va chier jusqu a 32 joueurs
  • Harlock : Je confirme, voila un bon jeu qui n oblige pas le xbox live gold pour jouer en multi avec une au deux consoles en reseau
  • Noize : J'ai lu quelque part que la version console était même meilleure que la version PC. Et 4 sur la même console? C'est vraiment cool ça!
  • Harlock Ock : Nne raté pas Diablo3 sur vos console, un exellent jeu qui peus ce jouer a 4 sur une meme machine ou en reseau multiconsole
  • Noize : Le comble de l'ironie... lire un guide des meilleures Apps Android... sur un iPad! HAHAHAHAHA
  • Noize : J'ai l'air d'un fan fini de Mirror's Edge, mais sur PC, avec un programme de conversion en 3D, et une télé 3D de bonne taille, c'est juste MALADE comme jeu...
  • Noize : E3 2013: Mirror's Edge 2 s'en vient pour XB1, PS4 et PC! Woohoo! :) :) :)
  • Noize : Ouais. Semaine de relâche plutôt occuppée pour nous autres! ;)

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