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Une petite attention pour le Québec?

Je comprends que nous sommes un petit marché à l’échelle de l’Amérique de Nord. Le Québec, par son fait français, est une exception. Une belle et jolie exception, mais une exception tout de même dans un océan en très grande majorité anglophone. 

Mais cette exception, aussi petite soit-elle dans cet immense marché américain, reste quand même une majorité sur son territoire qui compte plusieurs millions d’habitants. Le problème posé par cette situation, est qu’étant donné notre appartenance au Canada, un pays officiellement bilingue mais en réalité pratiquement unilingue anglophone hors des frontières du Québec, la plupart des compagnies qui se servent du lieu de résidence comme moyen de filtrer le contenu disponible à ses clients ne tiennent pas compte de ce fait. Pour ces compagnies, j’habite au Canada, et au Canada, on parle anglais. 

La plupart des compagnies du domaine du jeu vidéo commencent à s’adapter à cette réalité. Remarquez, elles doivent être au courant étant donné le nombre de studios de développement de jeux qui ont pied au Québec. Mais on ne peut en dire autant de plusieurs compagnies telles que Apple, Amazon, Netflix, et même Kobo, une compagnie canadienne en plus! Je parle bien sûr de divertissement numérique ici (lecture et films). Ce n’est pas du même domaine que les jeux, mais on parle quand même de divertissement fourni par une compagnie « technologique » donc je considère qu’il y a un lien...

Étant propriétaire depuis peu d’une tablette numérique, j’ai remarqué qu’il est extrêmement difficile de se procurer du contenu en français. Pas que j’ai un quelconque problème avec l’anglais, bien au contraire, mais pour certains trucs, notamment la lecture, j’aime bien avoir accès à une librairie d’auteurs et de titres francophones. Et ça, peu importe que nous allions sur l’iBook Store d’Apple, Kindle de Amazon ou Kobo, les titres en français sont ce que l’on pourrait appeler une rareté. Quand je regarde ça, j’imagine qu’il doit y avoir au Québec plusieurs retours (et remboursements) en magasin de lecteurs numériques (e-readers) dédiés comme le Kindle ou le Kobo. 

De plus, chacune de ces plateformes ont toutes une grosse lacune que je considère inacceptable : il est seulement possible de chercher par titre, auteur ou genre. Il n’y a aucun moyen de spécifier la langue de préférence, ni de faire de recherche par maison d’édition ou autre critère. Ce qui est un gros problème vu que chaque plateforme offre une sélection différente en fonction de la nationalité de l’usager. Par exemple, pour Kindle, il n’existe aucune option « Canada – Français ». Selon eux, la seule langue parlée au Canada est l’anglais, et il n’existe aucun intérêt pour des ouvrages en français au Canada. Pour Apple et son iBook Store, les ouvrages en français (très peu d’ailleurs) sont mélangés avec tous les autres titres, avec aucune possibilité de filtrer selon la langue. Pour la convivialité et l’utilité, on repassera. Pour ce qui est de Kobo, une compagnie Canadienne (la même qui est derrière la chaîne de librairie Indigo), les titres francophones sont pratiquement absent, sauf quelques ouvrages pointus que personne ne traînerait comme lecture de chevet ou de vacances. 

Alors, on fait quoi? À part se plaindre, il n’y a pas grand-chose à faire. Si vous êtes propriétaire d’une tablette, il reste qu’elle sert à beaucoup d’autres choses et donc, l’investissement reste évidemment très rentable. Mais pour ce qui est des lecteurs numériques de type « e-reader », oubliez-ça. À moins bien sûr, que votre lecture soit exclusivement en anglais.

Sur certaines tablettes, il existe une plateforme québécoise nommée « La Hutte », mais sa pertinence est risible. Il semblerait que les maisons d’édition québécoises ont extrêmement peur de l’arrivée du numérique. Et quand elles semblent vouloir embarquer et suivre le mouvement, elles font tout pour rendre le produit le moins attrayant possible. Une copie numérique au même prix qu’une copie papier? Vraiment? 

Les maisons d’édition québécoises semblent avoir des relations très serrées avec les librairies, et ces dernières ne veulent surtout pas que les gens se mettent au numérique. Pourtant, il est inévitable que l’avenir est au numérique. Je ne crois pas que le numérique remplacera totalement le marché traditionnel. Après tout, les magasins vendent encore de la musique et des films, non? Oui, bien sûr, ils ont du s’adapter et ceux qui ne l’ont pas fait ne sont plus là, ou disparaîtront éventuellement. Mais il y a définitivement un potentiel énorme pour la première maison d’édition québécoise qui osera prendre le virage en premier. 

Même chose pour les films. Netflix offre depuis un certain temps déjà son service aux Canadiens, mais le contenu en français est encore minime. Et pour ce qui est du contenu Québécois, oubliez ça… 

Mais tout ça, est-ce vraiment la faute des fournisseurs de contenu (comme Netflix, Apple, Amazon, Kobo) ou bien il y a une partie de l’équation que nous n’avons pas considéré? Peut-être que ce sont les compagnies québécoises telles que maisons d’édition ou distributeurs de films, qui refusent de prendre le train de la distribution numérique. Peut-être ont-elles peur, ces compagnies, de nuire aux détaillants avec qui elles ont de bonne relations? Après tout, quel serait l’intérêt pour Québécor de vendre du contenu (livres ou matériel audio-vidéo) via une plateforme numérique? Que les clients cessent d’acheter dans ses librairies Archambault? Ou même dans les autres magasins qui distribuent aussi ses produits? D’un autre côté, Québécor offre des films « à la carte » sur son service Illico, ce qui entre en concurrence avec ses propres Superclubs Vidéotron. Est-ce que ça veut dire qu’il y a de l’espoir? Je n’en suis pas si certain par contre. 

Mais plus je réfléchi à tout ça, et plus je me dis que l’on n’est pas « sorti du bois ».
 
Alors... Est-ce que les grandes compagnies pourraient pour une fois, considérer qu'au Québec, la langue officielle, c'est le français? Et si ce n'est pas leur faute, est-ce que l'on pourrait amicalement « botter le cul » aux maisons d'édition afin qu'elles emboîtent le pas?

Vivement, qu’on ait accès à plus de contenu numérique en français. Et qu’on rattrape le reste de la planète « au plus sacrant », si on ne veut pas passer pour des arriérés technologiques réfractaires au changements...

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Dernier message: 4 ans, 8 mois
  • Yves : Moi, j'ai juste hâte à sa sortie PC, c'est un des rares jeux que je vais acheter dès sa sortie! :)
  • Noize : Ayoye! 32 joueurs sur console dans un jeu comme ça... Ouch... Mais de toute façon, c'est rare de nos jours les jeux ou modes online qui fonctionnent parfaitement à leur lancement...
  • Harlock : Le 1er Octobre prochain gta 5 on line sera activé sur le jeu. Sa va chier jusqu a 32 joueurs
  • Harlock : Je confirme, voila un bon jeu qui n oblige pas le xbox live gold pour jouer en multi avec une au deux consoles en reseau
  • Noize : J'ai lu quelque part que la version console était même meilleure que la version PC. Et 4 sur la même console? C'est vraiment cool ça!
  • Harlock Ock : Nne raté pas Diablo3 sur vos console, un exellent jeu qui peus ce jouer a 4 sur une meme machine ou en reseau multiconsole
  • Noize : Le comble de l'ironie... lire un guide des meilleures Apps Android... sur un iPad! HAHAHAHAHA
  • Noize : J'ai l'air d'un fan fini de Mirror's Edge, mais sur PC, avec un programme de conversion en 3D, et une télé 3D de bonne taille, c'est juste MALADE comme jeu...
  • Noize : E3 2013: Mirror's Edge 2 s'en vient pour XB1, PS4 et PC! Woohoo! :) :) :)
  • Noize : Ouais. Semaine de relâche plutôt occuppée pour nous autres! ;)

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